Antiquités à Budapest

La rue des objets d’art
Une rue pleine de merveilles

À Budapest, dans les proximités du pont Marguerite, dans les derniers dix ans s’est formée la rue des objets d’art. En effet, dans la rue Falk Miksa, dans le tronçon jusqu'à la deuxième traversière, se trouvent plus de vingt boutiques, qui vendent des antiquités. Miksa Falk, qui autrefois enseignait le hongrois à Elisabeth, la belle épouse de l’empereur autrichien François Joseph, maintenant stimule nous tous à faire la connaissance de la beauté. Les vitrines sont si attrayantes, qu’au moment où nous arrivons à la deuxième traversière, notre argent bien gardé dans notre poche «aurait envie» de sortir de notre portefeuille. Des porcelaines très fines, des tapis en soie, des meubles en bois sculpté, ou bien incrustés, des oeuvres faites à la main. Nous sommes presque étourdis de l’embarras du choix. Il parait que les objets aient leur histoire, qui doit être découverte et comprise.

Il n’est pas difficile d’imaginer les créateurs des anciens rideaux et nappes faits au crochet et ceux des merveilleuses tables et armoires sculptées en spirale, non plus. Mais comment étaient les fillettes, qui, il y a une centaine d’années, jouaient avec les poupées au chapeau, portant des habits en velours? Ou bien qui était être celui qui asieyait dans le fauteuil orientable, bas, revêtu en cuir du barbier? Qui était la belle dame représentée par le peintre? Où se trouve le paysage, qui est si attrayant et vif sur le tableau? Quelle voyage aventureux a fait le chandelier pour arriver dans la boutique? Et on se demande aussi où mettrait-on ces objets dans notre appartement? Il y a une écrivaine qui, ayant vu,dans une boutique, un sucrier, l’a acheté, car il ressemblait à celui de son enfance et il lui a fait revivre l’histoire ancienne, dont il a écrit un roman, qui ensuite a été mise en scène, dans une pièce de théâtre.

Parmi les 21 boutiques il y a d’inférieures et d’autres plus grandes, certaines spécialisées à la vente de quelque marchandise et d’autres qui en offrent une gamme plus vaste. Il y a des boutiques de 20 m2 à peine, et d’autres de trois étages. Les galeries ont les portes grandes ouvertes, elles organisent des ventes aux enchères, où il est possible de concourir pour avoir les objets d’art, parmi lesquels il y a des tableaux, des sculptures, des oeuvres de qualité protégées, de grande valeur. Parmi les firmes plus grandes, il y a certaines, qui s’occupent exclusivement des oeuvres d’un seul artiste, ou bien qui présentent les peintures extraordinaires d’une période déterminée à des expositions périodiques, en leur faisant la publicité, et en attirant l’attention aux artistes oubliés injustement. La galerie Kieselbach, par exemple, rend compte de la peinture hongroise entre 1919 et 1964.

La rue est très bouillonnante, surtout avant les fêtes, beaucoup de monde prend des cadeaux dans ces boutiques d’antiquité, à commencer des broches d’art nouveau jusqu’au fontaines d’applique, ayant une nouvelle fonction, celle de vase, où on plante des fleurs. Tout le monde peut trouver ici l’objet particulier, personnalisé qu’il cherche. Mais les jours ouvrables sont également amusantes dans cette rue. Les collectionneurs y passeent de temps en temps, ils suivent l’offre, en espérant d’y trouver la pièce recherchée et entre-temps ils s’affectionnent à quelque chose d’autre. D’autres personnes ne font que regarder, peut être étudier, en faisant connaissance avec les styles, en observant avec plaisir les vieux outils de cuisine en faïance rustique, les vieilles passoires, les siphons à eau de selz verts, réticulés, les poteries de pharmacie, ainsi que le lampadaire en verre de Murano, les tapis faits à la main en laine, ou bien en soie du Pakistan, ou de Afghanistan, les merveilleuses porcelaines de Herend, les vieilles montres. La beauté crée par des mains expertes.

Bibelots et trésors au marché Ecseri

Le marché aux puces de la rue Nagykőrösi est le marché d’occasion plus étendu de Budapest. Même s’il est situé un peu plus loin du centre, il vaut bien la peine de le visiter. Au marché bouillonnant, nommé par les habitant locaux simplement «Ecseri», il n’est pas agréable seulement d’acheter, mais aussi simplement de regarder, ou d’inspecter, étant donné qu’il y a une énorme quantité de bibelots et d’antiquités, parmi lesquels on peut musarder. Il est possible d’y trouver des tas de chichis, ainsi que des meubles d’art nouveau, des cartes postales en noir et blanc, ainsi que des montres d’argent, de vieux appareils photographiques, ainsi que des peintures. Et bien d’autres choses: des objets antiques, violons, phonographes, livres, porcelaines, fers à repasser au charbon, tapis, vieux siphons d’eau de selz, plumes à écrire, services d’assiettes, médailles, reliques militaires, dentelles, tout cela se vend ici.

C’est une cavalcade d’objets anciens et nouveaux, merveilleux et sans goût. Les vieux mortiers en cuivre, les canettes, les soldats en plombe, les décorations militaires révoquent une époque passée. Il n’est pas ainsi surprenant, que les visiteurs aient l’impression que le temps se soit arrêté il y a quelques dizaines d’années. Au marché délabré, sans aucune somptuosité, il manque tout ce papillotement qu’on peut voir dans les grands centres commerciaux modernes.

Le marché «Ecseri» est le lieu vif et bouillonnant de l’achat où se présentent aussi de fortes passions. Les vendeurs entrent volontiers en conversation avec les clients, ils décrivent longuement les caractéristiques de leur marchandise et, de temps en temps, il se sent des disputes à haute voix. C’est un monde très intéressant celui qui s’ouvre aux visiteurs, passant devant les sapines, les arrosoirs et les tas de meubles centenaires. Leur trajet est marginé de pavillons, de poupées en porcelaine, d’oursons, ainsi que de commodes, de fauteuils et de gros tableaux. Les stands étroits révoques l’atmosphère des marchés orientaux, les petites pièces sont combles d’objets antiques. Les choses vendues ici ont leur histoire à elles. C’est peut-être grâce à ce passé parlant, que le marché a cette atmosphère particulière et magique. Il est possible de découvrir ici le bijoux, qui aurait pu être porté par notre grand-mère, aux réunions de famille, le service d’assiettes dans le quel on mangeait, autrefois, la soupe de dimanche, ou bien le violon à l’aide duquel les jeunes d’autrefois faisaient la connaissance avec la musique.

Bien que la majorité des choses puisse être acheté à quelques sous, il y a aussi des objets de grande valeur, des raretés. Mais pour découvrir les objets précieux il n’est pas suffisant d’avoir bon oeil, mais aussi de la chance. Il est plus probable de trouver un tableau, une porcelaine, ou une nappe en dentelle, à la quelle on s’affectionne toute de suite, et qui – après les négociations rituelles – peuvent devenir des décorations dans notre appartement ainsi que le souvenir de la visite de Budapest. Les négociations ne peuvent pas être sautées, étant donné qu’elles appartiennent au rite de l’achat et de la vente. Avant le rite cérémonieux l’acheteur doit décider le chiffre maximum, qu’il est prêt à payer pour obtenir l’objet choisi. Il ne faut pas oublier, que les vendeurs vivent des touristes...

Ce marché au puces est une minière de trésors pour les collectionneurs, ainsi que pour ceux qui observent seulement, parce qu’il y a l’offre de tout le bassin des Carpates – la Basse Carpates, la Transylvanie, la Haute Hongrie d’autrefois, la Vojvodine –. Il y a des commerçants qui font transporter la marchandise du Belgique, d’autres, africains, s’occupent d’argent antique et français. Même si les antiquités sont en majorité, il y a aussi des blousons en cuir et des jeans et ils coutent beaucoup moins qu’au centre-ville. Qu’ils y arrivent pour acheter, ou qu’ils y viennent pour regarder simplement, les visiteurs ne seront pas désillusionnés de ce marché à l’atmosphère particulier et s’ils n’y concluent rien d’important, ils prendront au moins une bonne galette, en disant adieu au marché.

Marché d’occasion «Ecseri»
Adresse: XIX, Nagykőrösi út 156. Tel: 348-3200
Ouvert du lundi au vendredi: de 8 à 16 h, samedi: de 8 à 15 h, dimanche: de 8 à 13h
Accès: Tram No 4, ou 6 de la place Blaha Lujza jusqu’à la place Boráros, où il faut prendre l’autobus 54 pour arriver au marché.